Le Butia capitata, communément appelé Arbre à laque, est un palmier de la famille Arécacées, originaire d’Amérique du Sud.
Le Palmier abricot appartient au genre Butia qui compte 8 espèces de palmier, toutes natives d’Amérique du Sud.
Son nom, dérivé du latin caput, signifiant “tête”, fait référence à ses feuilles formant une couronne globuleuse, évoquant une tête.
Bon à savoir : Les palmiers cultivés à travers le monde sous le nom de Butia capitata sont en réalité presque tous des Butia odorata.
Le véritable Butia capitata est moins rustique et n’est pas largement cultivé.
Taxonomie
Classification phylogénétique
Nomenclature et synonymie
- Noms scientifiques et synonymes : Butia capitata (Mart.) Becc., Butia capitata eucapitata Herter, Calappa capitata (Mart.) Kuntze, Cocos capitata Mart., Syagrus capitata (Mart.) Glassman
- Noms vernaculaires : Palmier à vin, Palmier abricot, Palmier vinaigre, Arbre à laque, Palmier bleu, Palmier à gelée
- Noms vernaculaires étrangers : Butià, Wine Palm, Jelly Palm, Pindo Palm, Yatay palm, South american jelly palm
Intérêts et utilisations de l’Arbre à laque
- Le Butia capitata est cultivé pour ses fruits comestibles et son attrait ornemental.
À maturité, il produit des drupes jaunes, appréciées pour leur goût sucré et aromatique, rappelant celui de l’abricot.
Ces fruits, mesurant environ 34 x 25 mm, peuvent être consommés crus ou transformés en gelées, confitures, tartes, gâteaux, ou encore en liqueurs.
Bien qu’ils soient fibreux, leur saveur reste très agréable.
- En plus de ses utilisations alimentaires, la moelle de la tige se transforme en pain.
Cependant, cette pratique entraîne la mort de l’arbre, car celui-ci ne peut produire de branches latérales.
- Enfin, le Palmier à vin est largement planté comme palmier ornemental dans les régions au climat chaud, prisé pour son feuillage persistant vert-gris et son port élégant.
Description et caractéristiques du Butia capitata
- Origine : Nord-Est du Brésil, Sud-Est du Brésil, Centre-Ouest du Brésil.
- Répartition géographique : Amérique du Sud,
- Type : palmier
- Type de végétation : vivace
- Rusticité : -10°C
- Zone USDA : 9 – 11
- Croissance : lente
- Exposition : soleil, mi- ombre
- Lieu de culture : en pleine terre, en jardin, en terrasse
- Sol : drainé, pauvre, sableux, caillouteux, acide ou neutre
- Besoin en eau : faible à moyen
- Hauteur adulte : 3 à 6 m
- Feuillage : persistant
- Floraison : spathe de fleurs jaunes à étamines orange – juin à juillet
- Fructification : grappes de drupes orangées – octobre à novembre
- Multiplication : semis
Le stipe de Butia capitata est solitaire, gracile et peut être érigé ou légèrement incliné.
Il mesure généralement moins de 35 cm de diamètre et dépasse rarement 5 mètres de hauteur. De couleur grise, il conserve longtemps les bases des pétioles.
La couronne est composée de 11 à 30 feuilles pennées et récurvées, atteignant jusqu’à 1,7 mètre de longueur. Ces feuilles, assez arquées, présentent des pinnules bleutées.
Le pétiole, vert et long de 50 cm à 1 mètre, est recouvert de petites épines filamenteuses.
Les inflorescences portent à la fois des fleurs jaunes à longues étamines de couleur orange.
À maturité, les fruits deviennent orange et renferment une graine brune, de la taille d’une petite noisette.
Une fois la pulpe nettoyée, on peut observer trois “yeux” noirs sur la graine.
Multiplication et culture du Palmier abricot
Butia capitata est originaire des environnements subtropicaux et tropicaux de l’est du Brésil.
Cette espèce de palmier ne s’épanouit pas dans les zones tropicales basses, chaudes et humides.
Elle peut cependant prospérer dans des régions plus sèches, avec des précipitations annuelles aussi faibles que 250 mm et des périodes d’au moins un mois où les précipitations sont inférieures à 25 mm.
La culture de Palmier abricot s’adapte à la plupart des sols fertiles, humides mais bien drainés, dans un emplacement ensoleillé et abrité.
Cette espèce tolère également une ombre légère et pousse bien en plein soleil, même lorsqu’il est encore petit.
Butia capitata peut supporter une atmosphère maritime avec des embruns et des sols modérément salins.
Une fois bien établie, cette plante est résistante à la sécheresse.
Dans les zones où les températures hivernales sont proches de leur limite de tolérance, il est conseillé de cultiver les arbres à laque en pot pendant plusieurs années, avec une protection hivernale, avant de les planter en pleine terre.
Il est crucial de bien tuteurer la plante pour éviter qu’elle ne bouge.
Les palmiers en pot peuvent hiverner dans une pièce sombre et fraîche, sans chaleur excessive.
Lors du retour au printemps, exposez-les progressivement au soleil après avoir ajusté la température extérieure.
En hiver, relevez les palmes des Butia pour les protéger de la neige.
Plante facile d’entretien, le Butia capitata demande peu de soins.
- Le rempotage se fait entre mars et mai, lorsque les racines apparaissent en surface.
- Avant de fertiliser, attendre que la plante se remette du transport, puis appliquer de petites doses d’engrais liquide tous les 15 jours, ou opter pour des engrais organiques à libération lente.
La multiplication de Butia capitata se fait par semis.
Semis de Butia capitata
- Semer les graines de l’Arbre à laque se font à chaud, au printemps à été, à une température comprise entre 25 et 30°C.
- Tremper les semences dans de l’eau chaude pendant 10 jours en veillant à renouveler l’eau chaque jour.
- Semer à 2 cm de profondeur en pot sur substrat composé de terre de bruyère et de sable.
- Maintenir les semis constamment humides et à une température constante.
- La levée des graines de Butia capitata prend entre 3 mois à 12 mois. Soyez patients !
Les semences de Butia capitata possèdent la particularité de pouvoir, bien que rarement, produire jusqu’à trois plants à partir d’une même graine (polyembryonie).
Note de semis : Pour une germination hâtée, placer le pot sur un radiateur ou enfermer les graines dans un sac de congélation avec un peu de sphaigne humide, le tout posé sur une surface chaude comme un radiateur.
Maladies et ravageurs de Butia capitata
Bien que résistant aux maladies courantes, les araignées rouges et cochenilles peuvent infester ce palmier.