Le Tamarinier ou Tamarindus indica est un arbre fruitier de la famille des Caesalpiniacées, natif de l’Afrique de l’Est.
Le Tamarin d’Inde est l’unique espèce du genre Tamarindus.
Taxonomie
Classification phylogénétique
Nomenclature et synonymie
- Noms scientifiques : Tamarindus indica L., Tamarindus officinalis Hook., Tamarindus umbrosa Salisb., Tamarindus occidentalis Gaertn.
- Noms vernaculaires : Tamarin d’Inde, Tamarin des bas, Tamarin, Tamarin pays, Tamarinier
- Noms vernaculaires étrangers : Tamarind (Anglais), Madiro kakazo (Bushi)
Intérêts et utilisations du Tamarinier
- Le Tamarinier est un arbre sacré, notamment à Madagascar, où il est surnommé le Roi des Arbres.
Il est surtout apprécié pour ses fruits acidulés et sa longévité, pouvant atteindre 200 ans.
- En cuisine, les fruits mûrs sont utilisés comme condiment pour alléger les plats gras, tandis que les fruits verts, les fleurs et les jeunes feuilles se dégustent en salades.
Les fruits peuvent également être transformés en pâte de fruit.
- En médecine traditionnelle, le jus de tamarin, très rafraîchissant, possède des vertus laxatives et dépuratives.
Il soulage aussi les maux de dents et les bronchites, tandis que les feuilles, en cataplasme, traitent les abcès et furoncles.
L’écorce, ayant des propriétés astringentes, est efficace pour soigner les plaies et diverses maladies cutanées.
- En tant que plante d’alignement, le tamarinier offre un ombrage naturel et permanent.
Comme le Karira, il produit un bois dur est utilisé dans la construction et la fabrication de meubles.
Très résistant, il fournit également un charbon de bois avec un fort potentiel énergétique et durable.
Description et caractéristiques de Tamarindus indica
- Origine : Afrique de l’Est
- Répartition géographique : Asie, Amérique, Madagascar, Nord de l’Australie
- Type : Arbre fruitier
- Type de végétation : vivace
- Rusticité : 0°C – non rustique
- Zone USDA : 10-12
- Croissance : moyenne
- Lieu de culture : véranda, terrasse, pleine-terre
- Exposition : plein soleil
- Sol : sablonneux, caillouteux, humifère, drainé à sec
- Besoin en eau : moyen à faible
- Hauteur adulte : 10 m
- Feuillage : persistant
- Floraison : fleurs jaune safran en racèmes terminaux – mai à août
- Fructification : gousses velues de couleur brunâtre à pulpe comestible – septembre à novembre
- Multiplication : semis, bouture
Le tamarinier d’Inde est un arbre mesurant entre dix et vingt mètres de hauteur, avec un tronc relativement court.
Sa croissance est lente, mais sa durée de vie est longue.
Son feuillage est persistant, composé de feuilles alternes et paripennées, avec un nombre pair de folioles, allant jusqu’à douze paires.
Les folioles, ovales, se déploient pendant la journée et se replient la nuit pour réduire l’attraction des herbivores.
Les fleurs jaunâtres, disposées en racèmes terminaux retombants, apparaissent en mai.
En octobre, elles donnent naissance à des fruits sous forme de grosses gousses contenant plusieurs graines entourées de pulpe fibreuse.
Multiplication et culture de Tamarindus indica
Le Tamarinier est une plante non rustique adaptée aux régions tropicales.
Résistant à la sécheresse par son système racinaire, il se complaît sur sols profonds secs et bien drainés.
Il peut s’adapter à des sols à faible teneur en sel marin.
Ne supportant qu’une courte période de gel, le tamarinier se cultive en pot sous nos latitudes sauf en régions méditerranéennes.
Un emplacement aux vérandas et sous serre chaude est optimal, surtout en hiver.
- Repiquer les plants de Tamarinier en pot profond et large.
- Remplir le pot d’un mélange de terreau et de sable.
- Enterrer le plant de tamarinier jusqu’au niveau du collet.
- Tuteurer le plant de Tamarin d’Inde et arroser avec parcimonie.
Pour une culture une pleine-terre, un espacement de 7 à 10 m est requis entre deux pieds de tamariniers.
Le binage précède la mise en terre pour pallier la remontée capillaire.
Peu avide d’eau, il convient de laisser la motte en surface entre deux arrosages.
À système racinaire très développé, une culture isolée est la plus adéquate.
Pour les cultures en pot, un apport de compost est préconisé avant la reprise de la végétation et pendant la phase de fructification.
Facile d’entretien, seule la taille des branches mal placées est requise sans rester obligatoire.
Le Tamarinier se multiplie principalement par semis, bouturage, greffage et marcottage.
Semis de Tamarinier
- Semer les graines de Tamarindus indica au printemps, à une température de 21 à 25°C.
- Tremper les graines matures dans l’eau pendant 24 heures après scarification ou les faire bouillir quelques minutes.
- Semer les graines en pot avec un mélange de terre de jardin et de sable grossier, en les enfouissant à 1,5 cm de profondeur.
- Maintenir le substrat humide, chaud (25°C), et à l’étouffée.
- Placer les pots dans un endroit chaud et ombragé.
- Les graines de Tamarin germent généralement en 7 à 10 jours.
- Après 1 à 2 ans en pépinière, transplanter en pleine terre dans des trous de 1 m de diamètre et tuteurer les plants.
Bouturage semi-aoûté de Tamarindus indica
- Procéder au bouturage de tige semi-aoutée du Tamarinier en début d’automne ou au printemps.
- Prélever une bouture de 15 à 20 cm sur un pied-mère sain et en réduire les feuilles.
- Planter en pot individuel profond sur un substrat sablonneux.
- Arroser régulièrement la bouture de Tamarindus indica.
- Maintenir à l’étouffée pour conserver la chaleur.
- L’enracinement des boutures peut prendre jusqu’à un an.
Greffage en fente de Tamarin d’Inde
- Procéder au greffage du Tamarindus indica au printemps et en automne.
- Faire une entaille diagonale de 6 cm sur le porte-greffe et le greffon de Tamarinier.
- Maintenir la soudure avec un ruban plastique.
- Arroser régulièrement la greffe pendant environ 3 mois.
Marcottage par couchage du Tamarin
- Procéder au marcottage par couchage du Tamarindus indica au printemps et en automne.
- Conduire le marcottage sur des arbres de 12 à 24 mois.
- Repérer une tige semi-aoutée dans la partie inférieure du houppier.
- Biner sur 60 cm de large, de long et de profondeur à 1 m du pied-mère.
- Rabattre la tige jusqu’à 5 cm de profondeur.
- Recouvrir du substrat initial mélangé avec du compost.
- Arroser régulièrement la marcotte.
- Transplanter après l’apparition des racines et garder en pépinière pendant 2 ans.
Maladies et ravageurs de Tamarindus indica
Le Tamarinier est généralement résistant aux maladies et parasites en régions tempérées.
Cependant, en zones chaudes, il peut être infesté par des cochenilles telles que Aonidiella orientalis, Aspidiotus destructor, Saisetia oleae, Nipaecoccus viridis, Planococcus lilacinus, ainsi que par des pyrales comme Pachymerus gonagra.