Pachypodium eburneum est une plante succulente caudiciforme de la famille des Apocynacées, endémique d’une zone très restreinte du centre de Madagascar, dans la région du Mont Ibity (province d’Antananarivo).
Le genre Pachypodium compte une trentaine d’espèces de plantes succulentes ornementales très prisées des collectionneurs.
Taxonomie
Classification phylogénétique
Nomenclature et synonymie
- Noms scientifiques et synonymes : Pachypodium eburneum Lavranos & Rapan., Pachypodium rosulatum var. eburneum (Lavranos & Rapan.) G.D.Rowley.
- Noms vernaculaires : –
- Noms vernaculaires étrangers : Isalo Palm (anglais), Gelsvasis Tukvis (lituanien).
Intérêts et utilisations de Pachypodium eburneum
- Pachypodium eburneum se cultive comme plante d’ornement en pot, en serre chaude ou en intérieur lumineux, comme Lavandula angustifolia ‘Alba’ produit de plante parfumée, elle est utilisée pour ses vertus apaisantes (infusions, sachets de linge), en cosmétique
Son caudex argenté fortement épineux et sa floraison ivoire en font une espèce remarquable pour les jardins secs tropicaux et les collectionneurs.
- Espèce menacée d’extinction depuis 2003, classée en danger critique en raison de la collecte illégale et des incendies annuels.
C’est l’une des rares espèces de Pachypodium originaires des Hauts-Plateaux de Madagascar, la majorité étant natives des régions sèches du Sud du pays.
- Il s’adapte bien à la culture en bonsaï et reste très recherché par les collectionneurs de succulentes rares.
Son port compact et sa croissance lente permettent une culture durable en contenant, ce qui favorise sa conservation en dehors de son milieu naturel.
- Cultivé en extérieur, il s’intègre harmonieusement aux côtés d’Aloe capitata, d’Euphorbia milii, de Beaucarnea recurvata ou encore de Cycas revoluta, avec lesquels il partage des exigences culturales similaires.
- Souvent confondu avec Pachypodium densiflorum, il s’en distingue par des feuilles plus obtuses et une épination plus robuste.
Description et caractéristiques de Pachypodium eburneum
- Origine : Mont Ibity, région de Vakinankaratra
- Répartition géographique : Madagascar
- Type de plante : succulente caudiciforme
- Type de végétation : vivace
- Rusticité : 10°C minimum – non rustique
- Zone USDA : 11-12
- Croissance : lente
- Exposition : très lumineuse à ensoleillée
- Lieu de culture : serre chaude, véranda, intérieur lumineux
- Sol : très drainant, minéral, sableux ou graveleux
- Besoin en eau : faible
- Hauteur : 25 à 30 cm sur 25 cm d’envergure
- Caudex : lisse, argenté à reflet vert pâle
- Rameaux : courts, épais, fortement épineux
- Feuillage : caduc
- Floraison : ivoire à gorge jaune – début d’été
- Fructification : gousses à graines soyeuses – début d’automne
- Multiplication : semis
Pachypodium eburneum est une petite plante caudiciforme compacte qui développe un tronc court couvert d’épines coniques épaisses disposées par paires en motif spiralé.
Le caudex argenté légèrement teinté de vert porte des bras courts et trapus qui soutiennent une rosette de feuilles.
Le feuillage caduc se compose de feuilles obovales plus obtuses que celles de Pachypodium densiflorum, de couleur vert moyen avec une nervation symétrique marquée.
La floraison produit de grandes fleurs en trompette ivoire à gorge jaune, portées par de longs pédoncules pouvant porter six fleurs ou davantage.
Des gousses à graines soyeuses de Pachypodium eburneum font office de fruits.
Culture et multiplication de Pachypodium eburneum
Pachypodium eburneum est une espèce tropicale non rustique adaptée aux climats chauds et secs.
Il se cultive principalement en pot sous nos latitudes, en intérieur lumineux ou en serre chaude, avec une température hivernale supérieure à 15-17°C.
Originaire de collines rocheuses et de savanes subhumides, il prospère dans un substrat très drainant composé d’une part de terre végétale pour deux parts de terreau additionné de sable ou de pouzzolane.
Du printemps à la fin de l’été, les arrosages sont réguliers mais modérés, en laissant le substrat sécher complètement entre deux apports d’eau.
En hiver, la plante entre en repos et les arrosages deviennent très espacés afin d’éviter toute pourriture du caudex.
Un apport d’engrais faiblement dosé en azote, riche en potassium, peut soutenir la croissance durant la belle saison sans provoquer d’allongement excessif des tissus.
Un rempotage annuel au printemps favorise le développement racinaire.
Un pot légèrement plus large que le précédent suffit, car cette plante succulente préfère rester à l’étroit plutôt que dans un volume excessif de substrat humide.
La multiplication de Pachypodium eburneum se fait par semis.
Semis de Pachypodium eburneum
- Après apparition des plantules, laisser sécher le substrat entre deux arrosages pour renforcer le caudex.
Maladies et ravageurs de Pachypodium eburneum
L’excès d’humidité, surtout en hiver, entraîne la pourriture racinaire et du caudex.
La plante peut subir des attaques de cochenilles farineuses, de pucerons et parfois d’araignées rouges en atmosphère trop sèche.