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10 secrets botaniques sur le Kiwi que vous ignorez peut-être !

Feuilles et fruits du kiwi

Vous pensez bien connaître le Kiwi ? Vraiment ?

Ce fruit regorge de surprises botaniques que même les amateurs éclairés ignorent souvent.
De sa classification taxonomique à son mode de pollinisation en passant par la longueur étonnante de ses vrilles, le Kiwi n’a pas fini de vous étonner.

Découvrez 10 faits botaniques insolites qui vous feront voir le Kiwi sous un jour nouveau !

À quelle famille botanique appartient le Kiwi ?

Le Kiwi appartient à la famille des Actinidiaceae, une famille de plantes à fleurs qui comprend environ 360 espèces réparties en 3 genres : Actinidia, Clematoclethra et Saurauia.

Le genre Actinidia, auquel appartient le Kiwi, reste le plus important avec environ 55 espèces (à plus de 70 espèces suivant les auteurs).
Les Actinidiacées regroupent des lianes, des arbustes grimpants ou parfois des petits arbres originaires des régions tempérées à subtropicales d’Asie de l’Est, allant de l’Himalaya à l’Extrême-Orient russe en passant par la Chine, le Japon et l’Asie du Sud-Est.
Leurs feuilles alternes, simples présentent généralement des marges dentées.
Les fleurs, souvent dioïques, sont solitaires ou regroupées en cymes.

Grappes de Kiwis issus d'Actinidia chinensis
Grappes de Kiwis issus d’Actinidia deliciosa (CC BY-SA 4.0 – Hipólita)

Elles ont généralement 5 sépales, 5 pétales et de nombreuses étamines.
L’ovaire est supère, composé de plusieurs carpelles soudés.

Les fruits sous forme de baies contiennent de nombreuses petites graines.
Outre le Kiwi, on cultive d’autres espèces du genre Actinidia pour leurs fruits comestibles, comme le Kiwai (Actinidia arguta), le Kiwi de Chine (Actinidia chinensis) ou le Kiwi à poils rouges (A. kolomikta).

D’où le Kiwi est-il originaire ?

Contrairement à une idée reçue, le Kiwi n’est pas originaire de Nouvelle-Zélande mais de Chine !
En effet, cette liane fruitière est native des forêts tempérées du sud-ouest de la Chine, dans les provinces du Sichuan, Hubei, Hunan, Jiangxi et Fujian.
C’est dans cette région que le Kiwi, alors appelé yang tao, est cultivé depuis plus de 700 ans.

Ce n’est qu’au début du 20ème siècle que des graines de Kiwi ont été introduites en Nouvelle-Zélande.
Les premiers plants ont été cultivés en 1906 par Alexander Allison, un professeur d’école passionné d’horticulture.
Séduits par les qualités de ce nouveau fruit, les Néo-Zélandais ont alors développé sa culture à grande échelle à partir des années 1940.

C’est d’ailleurs en Nouvelle-Zélande que le fruit a été rebaptisé “Kiwi” en 1959, en référence à l’oiseau emblématique du pays, afin de lui donner une identité commerciale forte à l’export.

Bien que le Kiwi soit devenu le fruit national de la Nouvelle-Zélande, son berceau d’origine reste donc la Chine où poussent encore aujourd’hui de nombreuses espèces sauvages d’Actinidia.

Combien d’espèces différentes de Kiwis existe-t-il ?

Le genre Actinidia, auquel appartient le Kiwi, comprend environ 55 espèces différentes.
Parmi celles-ci, seulement quelques-unes sont cultivées pour leurs fruits comestibles.
Les deux espèces les plus connues et les plus largement cultivées sont Actinidia deliciosa, le Kiwi vert commun, et Actinidia chinensis, le Kiwi jaune ou Kiwi gold.

Cependant, d’autres espèces produisent également des fruits appréciés :

  • Actinidia arguta, appelé kiwai, kiwaï, Kiwi de Sibérie, est une espèce rustique donnant de petits fruits lisses et sucrés.
  • Actinidia kolomikta, le Kiwi à poils rouges, produit de petits fruits très parfumés.
  • Actinidia polygama, le Kiwi du Japon, donne des fruits allongés au goût de banane.

D’autres espèces comme Actinidia melanandra, Actinidia latifolia, Actinidia hemsleyana ou Actinidia eriantha font l’objet de recherches et pourraient être domestiquées pour leurs fruits à l’avenir.

Enfin, de nombreuses autres espèces d’Actinidia ne produisent pas de fruits comestibles mais présentent un intérêt ornemental, notamment pour leur feuillage panaché ou leurs fleurs parfumées.
Cette diversité intraspécifique offre un vaste réservoir de ressources génétiques pour l’amélioration du Kiwi cultivé.

Quelles sont les différentes variétés de Kiwi ?

Il existe de nombreuses variétés de Kiwi, issues principalement de trois espèces botaniques : Actinidia deliciosa, Actinidia chinensis et Actinidia arguta.

Parmi les variétés les plus courantes d’Actinidia deliciosa, on retrouve ‘Hayward’, le Kiwi vert standard du commerce, mais aussi ‘Abbott’, ‘Allison’, ‘Bruno’, ‘Monty’ ou encore ‘Tomuri’.
Ces cultivars diffèrent par la taille et la forme des fruits, leur précocité, leur conservation et leur résistance au froid.

Actinidia chinensis comprend les variétés à chair jaune ou dorée comme ‘Hort16A’ (Zespri Gold), ‘Jintao’ ou ‘Jinyan’.
Ces variétés se distinguent par un goût généralement plus sucré et moins acide que les Kiwis verts.

Enfin, Actinidia arguta regroupe les mini- Kiwis, aussi appelés Kiwis de Sibérie, Kiwaïs ou Kiwis à peau lisse.
Les variétés les plus connues sont ‘Issai’, ‘Weiki’, ‘Geneva’ et ‘Ananasnaya’.
On consomme leurs petits fruits très parfumés, avec la peau.

À côté de ces trois espèces principales, on trouve aussi quelques variétés issues d’Actinidia kolomikta, aux fruits sucrés et acidulés, ou encore d’Actinidia polygama, produisant des Kiwis allongés à la chair orangée.

Chaque variété a ses spécificités en termes de calibre, de saveur, de texture et d’utilisation.
Ce large choix permet aux producteurs de s’adapter à leur terroir et au marché, et aux consommateurs de varier les plaisirs.
La diversité variétale est un véritable atout pour la filière Kiwi.

Quelle est la particularité des fleurs de Kiwi ?

Une particularité notable des fleurs de Kiwi est leur caractère dioïque.
Cela signifie que les fleurs mâles et femelles se développent sur des plants différents.
Les fleurs mâles, regroupées en bouquets de 3 à 5, ont de nombreuses étamines mais pas de pistil fonctionnel.
Elles produisent le pollen nécessaire à la pollinisation.

Les fleurs femelles, quant à elles, sont généralement solitaires.
Elles possèdent un ovaire infère surmonté de nombreux stigmates rayonnants, mais leurs étamines sont stériles et ne produisent pas de pollen viable.

Fleurs du Kiwi
Fleurs du Kiwi (CC BY-SA 4.0 – Fabrice Rubio)

Cette séparation des sexes chez le Kiwi implique que pour obtenir des fruits, il est nécessaire de cultiver à proximité au moins un plant mâle pour 5 à 8 plants femelles.
Les insectes, principalement les abeilles assurent la pollinisation des fleurs de Kiwi.

Toutefois, certaines variétés de Kiwis, dites “autofertiles“, portent des fleurs hermaphrodites capables de s’auto-polliniser.
C’est le cas par exemple des variétés ‘Issai’ et ‘Jenny’.
Mais même pour ces variétés, la présence de plants mâles permet d’augmenter significativement les rendements.

Quelle est la longueur maximale des vrilles de Kiwi ?

Les vrilles des Kiwis sont des organes spécialisés leur permettant de s’accrocher à des supports pour grimper.
Elles s’enroulent autour des branches, treillis ou autres structures à leur portée.
Ces vrilles peuvent atteindre des longueurs impressionnantes, dépassant parfois 40 cm de long chez certaines espèces de Kiwis.

Le record de longueur semble être détenu par les vrilles d’Actinidia arguta, le Kiwai ou Kiwi de Sibérie.
Elles peuvent mesurer jusqu’à 50 cm, voire 60 cm dans des conditions optimales.
C’est cette capacité à produire de très longues vrilles qui permet au Kiwai de grimper jusqu’à la cime des arbres en forêt.

Chez le Kiwi commun Actinidia deliciosa, les vrilles sont un peu plus courtes mais restent vigoureuses, avec une longueur moyenne de 20 à 30 cm.
Elles permettent aux lianes de Kiwis cultivés d’atteindre facilement le haut des pergolas ou des treilles sur lesquelles on les palisse.

Cette aptitude à développer de longues vrilles est une adaptation clé qui a permis aux Kiwis de coloniser les forêts tempérées d’Asie en tant que lianes.
Elle est mise à profit en culture fruitière pour faciliter la conduite des plants grâce à des systèmes de palissage.

Que contiennent les feuilles de Kiwi ?

Les feuilles de Kiwi sont une source exceptionnelle de vitamine C.
En effet, elles en contiennent jusqu’à 5 fois plus que les fruits eux-mêmes.
Selon certaines études, 100 g de feuilles de Kiwi fraîches peuvent fournir jusqu’à 400 mg de vitamine C, soit plus de 4 fois l’apport journalier recommandé pour un adulte.

Coupe d'un Kiwi et jus naturel
Coupe d’un Kiwi et jus naturel (CC0)

Outre la vitamine C, les feuilles de Kiwi sont également riches en composés phénoliques, notamment en flavonoïdes comme les dérivés de quercétine et de kaempférol.
Ces molécules antioxydantes doivent leur renommée à leurs effets bénéfiques sur la santé cardiovasculaire et la prévention de certains cancers.

Les feuilles contiennent également de bonnes quantités de minéraux comme le calcium, le potassium et le magnésium.
Elles apportent aussi des fibres alimentaires et des protéines végétales.

Traditionnellement, la médecine populaire chinoise préconise l’infusion de feuilles de Kiwi pour soulager les symptômes de rhume et de grippe, probablement grâce à leur teneur élevée en vitamine C.
Des recherches récentes suggèrent que les extraits de feuilles de Kiwi pourraient aussi avoir des propriétés anti-inflammatoires et hypoglycémiantes intéressantes.

Bien que moins connues que les fruits, les feuilles de Kiwi constituent donc une ressource nutritionnelle et médicinale digne d’intérêt, qui mériterait d’être mieux valorisée.

Comment conserver les graines de Kiwi pour la plantation ?

Les graines de Kiwi se conservent facilement pour une plantation ultérieure.
Après avoir extrait les graines de fruits mûrs, la première étape consiste à les nettoyer soigneusement pour enlever toute trace de pulpe.
Ensuite, il faut les faire sécher en les étalant sur du papier absorbant dans un endroit sec et aéré pendant quelques jours.

Une fois bien sèches, les graines de Kiwi se conservent idéalement au réfrigérateur dans un récipient hermétique, comme un bocal en verre ou un sachet plastique refermable.
On préconise d’y ajouter un dessicant comme du gel de silice pour absorber l’humidité résiduelle et prolonger leur durée de vie.

Ainsi conservées au frais (entre 0 et 5°C) et au sec, les graines de Kiwi peuvent rester viables pendant plusieurs années.
Certains jardiniers recommandent même de les placer au congélateur pour une conservation optimale sur le très long terme.

Avant de les semer, il est préférable de sortir les graines du froid quelques jours à l’avance pour qu’elles s’acclimatent à température ambiante.
Certains pratiquent aussi une stratification en les plaçant quelques semaines au réfrigérateur dans du sable humide avant le semis pour lever leur dormance et favoriser la germination.

En suivant ces conseils, vous pourrez constituer votre propre banque de graines de Kiwi et les ressemer au moment opportun pour obtenir de nouveaux plants !

Quels sont les avantages de cultiver le Kiwi en serre ?

Cultiver le Kiwi en serre présente de nombreux avantages, en particulier dans les régions où le climat n’est pas optimal pour cette liane fruitière.

Tout d’abord, la serre permet de protéger les plants du froid hivernal.
Le Kiwi est en effet sensible au gel et ne supporte pas des températures inférieures à -10°C.

Sous abri, il est possible de maintenir des températures positives même par grand froid et ainsi d’éviter les dégâts sur les parties aériennes et les racines.

La serre offre également un meilleur contrôle de l’hygrométrie.
Le Kiwi a besoin d’une humidité élevée pour bien se développer, ce qui peut être difficile à maintenir en plein champ.
En serre, il est plus facile de conserver une atmosphère humide par des brumisations ou l’utilisation de paillage.

Culture de Kiwi avec système d'arrosage
Culture de Kiwi avec système d’arrosage (CC0)

La protection contre le vent qu’offre la serre est bénéfique.
En effet, le feuillage fragile du Kiwi présente une sensibilité aux bourrasques, ce qui affecte la photosynthèse et donc la production de fruits.

Cultiver les Kiwis sous abri permet aussi d’avancer la période de récolte en accumulant plus rapidement les degrés-jours nécessaires à la maturation des fruits.
Les serres “forcent” les Kiwis et permettent d’obtenir des fruits plus tôt qu’en plein champ.

Enfin, la structure de la serre facilte le développement des plants, qui leur sert alors de support pour palisser les lianes.
L’entretien, la taille et la récolte en sont grandement facilités.

Malgré un investissement initial plus élevé, la culture du Kiwi en serre est donc intéressante dans de nombreuses situations, permettant d’obtenir des fruits de qualité avec moins d’aléas qu’en extérieur.

Quels sont les besoins en eau du Kiwi ?

Le Kiwi est une plante exigeante en eau, notamment durant sa période de croissance et de fructification.
Ses besoins hydriques restent élevés et réguliers tout au long de l’année, avec un pic au printemps et en été.

En moyenne, un plant de Kiwi adulte nécessite entre 700 et 1000 mm d’eau par an, soit l’équivalent de 70 à 100 litres d’eau par mètre carré de surface foliaire.
Cela correspond à un arrosage hebdomadaire de 30 à 50 litres par pied en période de végétation.

Il est crucial de maintenir une humidité constante dans le sol, sans pour autant le détremper.
Un excès d’eau peut en effet provoquer l’asphyxie des racines et favoriser le développement de maladies fongiques.
À l’inverse, un stress hydrique, même temporaire, impacte fortement le rendement et la qualité des fruits.

L’idéal est donc d’irriguer fréquemment mais avec de faibles volumes, en fractionnant les apports.
L’utilisation d’un paillage et l’enherbement de l’inter-rang permettent de limiter l’évaporation et de conserver l’humidité au pied des plants.

Dans les régions au climat sec ou en cas de période de sécheresse, il peut être nécessaire d’irriguer les Kiwis quotidiennement en apportant 4 à 5 litres d’eau par mètre carré et par jour.
L’installation d’un système d’irrigation goutte-à-goutte ou par micro-aspersion semble la plus adaptée pour répondre précisément aux besoins hydriques de cette plante gourmande en eau.

Bonus : Quels sont les principaux ravageurs du Kiwi ?

Bien qu’assez rustique, cette espèce peut être la cible de plusieurs ravageurs qui peuvent impacter significativement la production s’ils ne sont pas maîtrisés.

L’un des principaux est la cochenille blanche du mûrier (Pseudaulacaspis pentagona).
Cette cochenille se fixe sur les branches et les charpentières, affaiblissant les plants en se nourrissant de leur sève.
Les feuilles jaunissent, les fruits se déforment.
En cas de forte infestation, les branches peuvent dépérir.

Un autre ravageur redoutable est la punaise Nysius huttoni, aussi appelée “punaise du Kiwi“.
Les piqûres de nutrition des adultes et des larves sur les jeunes fruits provoquent des déformations, des craquelures et des nécroses qui les rendent invendables.

Les acariens peuvent aussi poser problème, notamment l’acarien rouge (Tetranychus urticae) qui se développe sous les feuilles par temps chaud et sec. En se nourrissant, il provoque un bronzage du feuillage qui impacte la photosynthèse.

Parmi les lépidoptères, la tordeuse de la pelure (Cryptoblabes gnidiella) peut faire des dégâts.
Ses chenilles creusent des galeries dans les fruits, ouvrant la porte au développement de la pourriture grise.

Enfin, la mouche Drosophila suzukii peut s’attaquer au Kiwi, comme de nombreux fruits à chair tendre.
Les piqûres de ponte des femelles abîment la peau des Kiwis et les larves se développent dans la pulpe, rendant les fruits impropres à la consommation.

La surveillance du verger et la mise en place de méthodes de lutte adaptées (lutte biologique, pièges, traitements si nécessaire) permettent en général de limiter l’impact de ces ravageurs.

Pour conclure

Le Kiwi est un fruit très intéressant à cultiver, tant pour ses qualités gustatives que nutritionnelles.
Cette liane fruitière, bien que gourmande en eau et en soins, s’adapte à de nombreux climats tempérés et peut être productive pendant de longues années.

La clé du succès réside dans le choix d’un emplacement bien exposé, d’un sol riche et bien drainé, ainsi que dans la mise en place d’un système de palissage robuste pour soutenir la croissance des lianes.
Une taille régulière est également indispensable pour maintenir un bon équilibre entre vigueur et fructification.

Moyennant une surveillance attentive pour détecter rapidement l’apparition de maladies ou de ravageurs, et en apportant les traitements nécessaires, il est tout à fait possible d’obtenir de belles récoltes de Kiwis savoureux et sains.

Que ce soit en pleine terre ou sous abri, en culture conventionnelle ou biologique, le Kiwi mérite assurément sa place dans nos jardins et vergers.
Avec un peu de patience et de savoir-faire, chacun peut ainsi profiter des bienfaits de ce petit fruit si particulier, et apprécier le plaisir de cultiver soi-même ses propres Kiwis.

Alors, prêt à relever le défi ? Faites vos choix parmi nos espèces et variétés de Kiwi !

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À propos de Maggie

Je suis Maggie, passionnée de botanique et d'aventures tropicales. Originaire du sud de la France, j'explore depuis mon enfance le monde fascinant des plantes. Enrichie d'un diplôme en horticulture et d'un autre en biologie végétale, j'ai eu la chance de travailler dans des jardins botaniques de ma région natale ainsi qu'en Amérique du Sud et en Asie du Sud-Est. Aujourd'hui, je partage mon amour des plantes exotiques à travers mes articles pour Boutique Végétale. Mon objectif est de vous inspirer, vous faire voyager et de vous offrir des conseils pratiques pour cultiver et apprécier ces merveilles de Dame Nature. Chaque plante a une histoire, des secrets que je suis ravie de partager et j'espère pouvoir vous guider dans la création de votre propre jardin tropical.

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