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La vie, un équilibre instable difficile à préserver

héron, oiseau, symbole équilibre de la nature

La vie est un équilibre instable que l’activité humaine perturbe

D’un côté, on anéantit certaines espèces : on reparle actuellement du mammouth et du dodo pour les animaux mais pour les végétaux la liste recensée sur Wikipédia est édifiante.
On favorise volontairement ou par accident d’autres espèces, qu’elles soient animales comme les chats, ragondins, lapins, pigeons,  étourneaux, perruches ou végétales telles l’ambroisie, la berce du Caucase, la renouée du Japon, l’élodée, les griffes de sorcières, la jacinthe d’eau et tant d’autres. ces espèces deviennent envahissantes au détriment d’autres plus fragiles.

Nous voulons tout contrôler mais ne pouvons pas tout maîtriser, à l’image de la réintroduction du loup et de l’ours ou la jussie rampante (Ludwigia peploides) dans le marais poitevin.

Nous avons tous un rôle à jouer, observateur ou développeur

Lorsque nous semons et plantons un végétal, il faut réfléchir à ses besoins et son impact sur le milieu environnant.
Si l’ailante et le sumac sont de très beaux arbres largement utilisés pour stabiliser les talus, notamment des voies ferrées, leur installation était sans compter sur leur capacité de dissémination aérienne et racinaire.
Il est impossible de s’en défaire dès lors que le milieu leur est propice.
Ils vont alors s’installer durablement et déséquilibrer le milieu au détriment de plantes plus fragiles et sensibles.
C’est ainsi que les griffes de sorcières, introduites pour stabiliser les talus arides, nuisent à toute la flore littorale déjà impactée par l’activité humaine.

Réfléchissons et prenons des précautions

Loin de vouloir réfréner nos envies de beauté, il nous faut réfléchir à l’avance à l’implantation de nouvelles plantes dans nos parcs, jardins ou balcons !

La toxicité des végétaux

La première des précautions concerne la toxicité.
Pour nos enfants, nos animaux certaines plantes sont potentiellement dangereuses selon différentes approches :

Nous vous invitons à consulter cette liste non-exhaustive de plantes toxiques ou celle-ci.

Plantes dangereuses selon le Larousse Médical Illustré de 1912.
Par Galtier-Boissière (org.) — Larousse Medical Illustré, Paris, 1912, Domaine public.

L’impact environnemental

La deuxième précaution concerne l’impact de notre plantation sur le milieu environnant.

Prenons quelques exemples :

  • Les bambous et leur capacité à drageonner doit être limitée, à moins évidemment d’élever des pandas…
  • L’Herbe de la Pampa, anciennement appelée Gynérium trônant magnifique au milieu de votre pelouse, aura tôt fait de se disséminer dans les alentours.
  • Vos jussie et jacinthe d’eau de l’étang vont rapidement coloniser les environs pour peu que le milieu leur soit favorable.

A noter que l’Herbe de la Pampa ou Cortaderia selloana est considérée espèce envahissante et est interdite de détention ou revente sous toute forme que ce soit en France depuis l’arrêté du 2 mars 2023.

Les besoins physiologiques des plantes

La troisième réflexion concerne les besoins de la plante.

Si vous allez manquer d’eau durant l’été, ne faîtes pas comme vos voisins agriculteurs qui plantent encore du maïs en espérant que la pluie va pallier le manque d’eau estival.
Le dérèglement climatique est bien là et on ne peut espérer de pluies estivales dans les régions du sud de la France.

Accompagnement et conclusion

Ces considérations établies, de nombreux professionnels sont à même de nous conseiller.
Chez Boutique Végétale, on trouve en ligne pour chaque espèce proposée à la vente, des fiches techniques qui répondent aux interrogations de chacun.
Malgré tout, un complément d’information sur d’autres sites spécialisés est aisé pour ceux qui veulent aller plus loin.

N’hésitez pas à nous contacter si vous avez des interrogations ou si vous souhaitez que nous traitions un sujet en particulier !

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À propos de Alain

Qui sait prendre le temps d'observer le génie de la matière et du vivant ne peut que s'émerveiller de cette beauté complexe et surprenante qui nous entoure. Je m'appelle Alain et j'ai eu la chance de naître et grandir dans une nature généreuse en Provence puis en Corse après une formation de technicien forestier dans les Vosges et l'Alsace. Ce métier m'a conduit à rencontrer et apprendre de nombreux professionnels, du producteur de plants en pépinière au chercheur de l'INRA. À présent, j'aime partager mes connaissances culturales et botaniques, notamment avec Boutique Végétale, dont le cheminement correspond à mes valeurs.

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